A bloc :loc. adverbiale. (du néerlandais bloc: tronc abattu). Utilisé classiquement en complément d'un verbe:"serrer à bloc", signifie "autant qu'on peut le faire". Par extension, en Nouvelle-Calédonie, on entend très fréquemment répondre "à bloc", à toute question qui a trait à des quantités. Dans ce cas il signifie "en grande quantité". "Cette année, il y a à bloc de goyaves", c'est bleu "'.
A fond loulou dans la caillasse :A l'origine cette expression décrivait la témérité des coureurs cyclistes qui descendaient "à fond" les cols sur des pistes encaillassées ", avec une référence particulière à Loulou Bonnard (décédé en octobre 1979) dit aussi Loulette Bonnard, célèbre pour son agilité dans ce genre d'épreuve. S'est très rapidement étendue à toutes les situations où l'on exprime l'étonnement devant l'agilité et (ou) la rapidité."Le mec Lolo là, quand il parle, ben là, c'est à fond Loulou dans la caillasse". ."Je suis passé le prendre pour faire un coup de chasse, tu connais' qu'il s'est changé à fond loulou dans la caillasse."
A la tôle :locution adverbiale Expression qui indique que la voiture est poussée au maximum de ses possibilités, la pédale d'accélération étant amenée au contact de la tôle du plancher. (A rapprocher de l'expression "au taquet" en usage dans le monde de la moto). Par extension, indique une vitesse élevée pour une action quelconque."J'ai pris un café à la tôle pour pas être en retard'
Abeille de caillou :n.f. Petite abeille noire ( Apis mellifica spp. gracca ou cretica ) qui construit a ruche dans les cavités de rochers et qui donne un miel 'plus foncé et plus âcre que celui des beilles domestiques.Est aussi nommée "abeille noire" ou "abeille' sauvage". Son miel est le "miel de caillou" ou "miel sauvage".
Acacia :n.m. Famille d'arbres: acacia blond ( ou blanc), gris, noir, acacia de bord dé mer ( martaoui .,. ), acacia de forêt. En brousse, on appelle aussi acacias les "mimosas et parfois même les "bois noirs"" ou les "gaïacs ".
Acajou :n.m. On appelle ainsi plusieurs grands arbres dont le bois a une couleur rougeâtre. Mais le nom d'acajou est surtout donné: l) à un faux-acajou ou arbre à goudron ( Semecarpus atra ) dont la sève noire et les fruits peuvent provoquer des enflures et des plaies, bien que l'amande soit comestible. 2) Au pommier-cajou (Anacardier) improprement appelé "pommier d'acajou".
Accroche-cœur :n.m. Caesalpina sepiara. Liane sauvage appelée aussi "arrête-toi-Ià" ou sensitive" géante dont les piquants" , disposés dans tous les sens, rendent certains fourrés impénétrables.
Achards :n.m. essentiellement au pluriel. Terme usité à l'île de la Réunion et probablement d'origine indienne, apporté en Nouvelle Calédonie à partir de 1864 par les colons bourbonnais et leurs travailleurs malabars. Il désigne des légumes, fruits et bourgeons conservés dans une sauce à base d'huile et plus ou moins épicée. Les "achards" sont utilisés comme condiments pour accompagner viandes, poissons, riz, etc."Achards de légumes, mangues, citron, bambous".
Achatina :n.m. C'est le nom de l'escargot (Achatina fulica) introduit en Nouvelle-Calédonie où il se révéla peu à peu un fléau pour l'agriculture. Ce gros escargot ( qui s'appelle aussi le géant d'Afrique) s'est en effet trouvé en Nouvelle-Calédonie dans des conditions particulièrement favorables: végétation importante, climatologie adaptée, absence de prédateurs naturels, et y cause des dégâts importants aux cultures maraîchères. Diverses mesures ont été envisagées pour lutter contre ce fléau, il a même été proposé de créer une conserverie puisque cet escargot est parfaitement comestible malgré la répugnance qu'il inspire aux Calédoniens."J'ai plus un seul plant de tomates, les achatinas ont tout mangé".
Adoption :n.f. Pratique usuelle aux insulaires du Pacifique et en Nouvelle Calédonie. Elle consiste, dans des groupes unis par des liens de parenté et la coutume", à recevoir un enfant d'un "allié" ou de parents, qui sera élevé comme l'enfant propre du récipiendaire mais sans que son origine de naissance soit cachée ultérieurement à l'enfant adopté. Jadis, les étrangers y compris les Européens pouvaient être adoptés, de façon à s'en faire des alliés. .
adoucir le bétail :Voir Bétail.
Ah oua! :Interjection onomatopéique exprimant:1) la négation dans le sens de "non rien" : Avez-vous attrapé du poisson? - Ah oua! peau de balle [2) la négation catégorique.Tu vas à Sarraméa, dimanche? - Ah oua! 3) l'étonnement ou la surprise dans le sens de : "Dis pas !" "Ce n'est pas possible" : "T'as vu Calédonie a perdu 3 à 0 contre Tahiti? Ah oua ?"Orthographe non fixée: Ahouah ! Awa !
Aigle pêcheur :n.m. Appelé aussi aigle siffleur, c'est un milan brun et blanc qui chasse sur les côtes et dans les vallées (Héliastur sphenurus).
Aigle pêcheur à tête blanche :n.m. Voir Buse
Aigle siffleur :n.m. Voir Aigle pêcheur
Aigrette :n.f. Nyctitorax calédonicus. Cet oiseau est appelé aussi "héron de nuit" bu bihoreau cannelle". Il porte deux aigrettes blanches et se nourrit de crabes et poissons, la nuit. Il passe la journée, niché dans la mangrove.
Aiguillette :n.f. ( de " aiguille ") Nom donné à plusieurs poissons à bec très effilé qui peuvent ricocher à la surface de la mer, sur plusieurs dizaines de mètres. On en distingue deux familles: les demi-becs ( Hémirhampidés) et les orphies ( Arthinidés ) : orphie de palétuvier, orphie crocodile. Les aiguillettes sont de bons appâts pour la pêche au tazard.
Algéroba :n. m. Légumineuse Prosopis judiflora introduite des Hawaï vers 1900, pour l'amélioration de la nourriture du bétail' en période de sécheresse, pendant laquelle les bovidés sont particulièrement friands de ses fruits (gousses, haricots). Il semble plus fréquent et dense, dans les pâturages littoraux de la Côte Ouest.
Aliki :n.m. Terme d'origine polynésienne, jadis utilisé aux îles Loyauté et sur la Côte Est. Il désigne un chef' de tribu' ou de village.
Allumer :v. trans. dir. ( du bas latin: éclairer ) Dans tous ses emplois, s'oppose à éteindre. En Nouvelle Calédonie, outre ses emplois au sens propre, on emploie le verbe "allumer" au sens figuré: Pour dire de quelqu'un, qu'il conduit ( ou qu'il va ) très vite,,"Tu connais qu'avec sa nouvelle voiture il allumait 1".- ou encore pour expliquer que l'on frappe quelqu'un. "Y tournait autour de ma gamine', alors j'l'ai allumé. "
Aloès :n. m. employé pour désigner les vrais aloès aussi bien que les agaves: aloès bleu. aloès à fibre ( sisal). aloès à brûlures, fleur d’aloès, piquant" d'aloès... qui sont tous des "plantes grosses". .
Amoureux :n.m. Voir Camarades
Ananas-rouge :n. m. Variété d'ananas à très gros fruits utilisée pour faire de la "piquette"" ( boisson fermentée).
Anglais :n.m. Gros poisson rouge de la famille des lutjans, facile à prendre à la ligné mais très souvent gratteux * . Lutjanus bohar.
Anguille :n. f. Poisson d'eau douce. Deux, espèces d'anguilles habitent les rivières et les lacs calédoniens: l'anguille mouchetée Anguilla reinhardti, et l'anguille dorée Anguilla australis.
Anguille morelle :n. f. A entendre prononcer cela donne" anguimorel". Traduction de l'anglais "moray eel" qui signifie murène, le nom d'anguille morelle est donné aussi bien aux anguilles de rivière, qu'aux vraies murènes de mer.
Aoua . :Voir Awa.
Aouh ! :ou awou ! Cette interjection d'origine mélanésienne ( Houaïlou ) exprime d'une manière aiguë et pressante le désir de quelque chose, c'est un peu l' équivalent de "Par pitié"."Aouh toi, donne un gâteau à moi !"
Arabe :n. m. Qui désigne les descendants de personnes originaires d'Afrique du Nord ,(Algérie principalement). Il y eut deux types d'Arabes: "les politiques" qui après la révolte de 1871 en Kabylie furent déportés en Nouvelle-Calédonie,.d'abord à l'île des Pins puis qui s'établirent après leur amnistie à Nessadiou près de Bourail.D'autres Arabes assez nombreux vinrent eux, dans le cadre de la déportation pénale, Intégrés depuis longtemps à la population calédonienne, seuls leurs patronymes rappellent leurs origines.
Araignée : n. f.On appelle "araignée" les coquillages marins comestibles du genre Lambis ( ou Pterocera ) dont le bord de la coquille porte six ou sept "doigts". Les araignées se, récoltent à marée basse ou en plongée peu profonde et se consomment hachées après cuisson. "Une salade d'araignées".Contrairement à l'usage métropolitain on ne dit jamais une "araignée de mer", et on ne désigne aucun crabe sous le nom d'araignée.
Araucaria :n.m.voir Pin Colonnaire.
Araucaria de montagne :n.m. désigne les espèces d'araucarias qui poussent en altitude 800-1000 m et plus particulièrement: Araucaria montana, A. muelleri, A. humboltensis, etc … Voir aussi "pin colonnaire".
Arbre :nm Beaucoup d'arbres sont appelés simplement"arbre-du-bord-mer" ou "arbre-de-forêt"-selon l'endroit où ils poussent. D'autres sont désignés par leur utilisation ( arbre à bouchons, arbre à pain, arbre à pirogues, arbre à rhumatismes*, arbre à gratte* , arbre à sagaies, arbre à tamioc ) ou par leur sécrétion (arbre à lait, arbre à cire,
Arbre à goudron :n.m. vôir Acajou.
Arbre à lait :n.m. voir Faux ( Manguier ).
Arbre à piquants :n.m. voir Erythrine.
Arbre à rhumatismes :n.m.voir Pommadéris.
Arbre bouteille :n.m. voir Kapok.
Arbre candélabre :n.m. voir Candélabre.
Arbre-à-gratte :n. m. Nom donné à plusieurs arbres réputés pour soigner les intoxications par le poisson. Le plus connu est un arbre du bord-de-mer ( Argusia argentea ) appelé! aussi "faux-tabac", dont on utilise les feuilles 1 veloutées. en . infusion.
Arouroute :n. m. voir Arrowroot.
Arrête-toi-Ià :n.m. voir Accroche-cœur.,
Arrowroot 1 :n. m. mot anglais (prononciation : arouroute ).En anglais, le mot désigne une préparation féculente faite à partir du rhizome de certaines plantes. En Nouvelle-Calédonie, il désigne un biscuit australien ovale, parfumé avec de l'extrait de ces mêmes
Arroyo :n. m. Ce terme géographique désigne un canal naturel ou artificiel reliant un ou plusieurs cours d'eau. Le plus connu à Nouméa est l'arroyo de l'Anse-Vata. .
Astiquer :v. tr. Frotter pour nettoyer. Battre (employé aussi pronominalement: s'astiquer ,se battre)."Je me suis fait astiquer par mon frangin"."Hubert et moi, on s'est astiqué pour Esmeralda". Astiquer prend aussi le sens d'aller vite ou d'accélérer: "Astique ! on va être en retard ! ".
Attention la tête ou Attention bien la tête interjection :1. Exclamation de mise en garde. (En parlant d'un enfant qui a fait une bêtise) : " Woilà son vieux ! ben là, attention la tête !"; 2. Expression utilisée quelquefois pour ampli-fier une qualité ou un défaut. "Lui pour bouffer ? ben attention la tête !"
Aubergine' sauvage :n. f. Plante épineuse envahissante appréciée par les "colliers blancs'". On peut greffer les aubergines violettes sur des pieds d'aubergine sauvage ( Solanumtorvum ).Aussi adv. Curieusement l'une des fautes courantes en Nouvelle-Calédonie, consiste à utiliser "moi aussi" là où on attend "moi non plus"; "Moi aussi, je ne peux pas venir t'aider".
Avurnav :n.m. Abréviation classique de "Avis Urgent aux Navigateurs", signalant toute entrave à la navigation. Diffusion systématique dans la presse écrite et radiophonique.
Awa :voir Ah oua.
Azou :n.m. Du canaque drehu (Lifou) aju. Nom donné à plusieurs arbres dont le plus connu est ''l'azou-graines-bleues'' ou "cerisier de montagne". .
Baba :n.m. Ce nom est donné à la gousse, en forme de grand haricot, qui contient les graines du flamboyant" :"Un baba de flamboyant".
Baboum :n.m. Onomatopée qui traduit un bruit' d'explosion qui accompagne une forte déflagration. "On a entendu des "baboums" dans la montagne. C'étaient des dynamites qui claquaient sur la mine"". Par extension au sens figuré, "baboum" peut aussi désigner un choc, une affaire, un scandale, un incident qui ont fait grand bruit.
Baby-car :n.m.néologisme né après la ne guerre mondiale. Désigne les premiers transports en commun. (L'appellation est sans doute un "américanisme" approximatif). Ils assuraient les transports urbains et aussi les trajets en brousse", pour lesquels ils se spécialisèrent par la suite. Le terme est encore en usage aujourd'hui, essentiellement en brousse", -pour désigner des déplacements spécifiques relatifs aux travaux routiers ou miniers: "Rassembler une équipe de 12 hommes pour lundi: le baby-car sera à l'embranchement de la mine X à 6h30" est le genre d'avis assez fréquemment entendu à la radio.Voir aussi à Bus.
Badamier :n.m.mot français. Arbre décoratif dont le fruit contient une amande comestible et est appelé "badame" ou simplement "noix". Terminalia catappa. On dit aussi amandier.
Bagayou :Issu d'une langue mélanésienne. Désignait l'étui pénien des hommes dans la société traditionnelle. Ce bagayou variait en grosseur et en longueur suivant le rang social et suivant les circonstances ( guerres,cérémonies, etc. ) Il était fabriqué avec le balassor .
Baigner :v. 1) Baigner le bétail est une activité importante sur une station où l'on a construit des piscines spéciales à cet effet. 2) En Nouvelle-Calédonie on utilise le verbe "baigner" intransitivement tant pour "se baigner" que pour prendre une douche.' "Il fait trop chaud, j'vais baigner". 3) Si vous énervez trop quelqu'un il pourra se faire qu'il vous "envoie promener" d'un énergique: "Va baigner !".
Baille :. 1) Comme en argot français, on utilise "baille" pour désigner l'eau ou la mer. "Attention, tu vas tomber à la bailIe". 2) Adopté du langage des marins, le mot "baille" désigne un baquet de grande taille. Autrefois, une baille était une demi barrique utilisée comme baignoire ou comme bac à lessive. 3) Dans le sens de "embarcation" le mot "baille" à une connotation péjorative ( contrairement aux usages de la marine).
Baisser le clown :n..f voir Clown.
Bal en Brousse :voir Brousse.
Balancine :n.f. 1) Petit filet dont la forme rappelle un plateau de balance et qu'on utilise pour la pêche des crustacés ( crevettes de mer ou écrevisses d'eau douce ). Cette balancine est souvent constituée d'une armature métallique ronde ou carrée. On l'utilise pour la pêche aux crabes dans les palétuviers. 2) Mais c'est aussi les poches façonnées au bas d'un épervier ( filet à lancer) ou d'une senne ( filet à tendre). 3) C'est aussi une clôture flottante barrant un cours d'eau et épousant les variations du niveau d'eau. 4) Enfin une balancine c'est le nom donné à un type de bas de ligne utilisé pour la pêche ( aux communards' par exemple) et qui ressemble à une balance romaine.
Balassor :n. m. Tissu végétal obtenu en écrasant les racines aériennes des grands banians rouges de préférence et qui servait à la fabrication des bagayous ou comme fanion.
Balbuzard :n.m. voir Buse.
Baleinier :n.m. Petit poisson allongé fréquentant en bancs les baies peu profondes: il se pêche à la senne ou à la ligne. Délicieux en friture; il rappelle un peu le merlan d'Europe. SilIago ciliata.
Bamboulière :n.f. (aussi Bambounière). C'est un terrain sur lequel poussent des bambous.
Bami :n.m. Plat d'origine indonésienne à base de vermicelles, de haricots verts, de chou, de crevettes séchées, de poulet. On peut préciser: bami-pâtes-jaunes, bamivermicelle transparent ou bami-pomme-deterre, selon les ingrédients. Le mot calédonien bami ne recouvre pas le sens qu'il a dans la langue indonésienne où il peut désigner d'autres préparations.
Banane :n.f. Les fruits du bananier poussent en "régimes" composés de plusieurs mains . (Une main de bananes)Banane-cochon: grosse banane à cuire, courte et carrée appelée "plantain" aux Antilles. Banane-figue: petite banane de dessert. Banane-à-graines : variété de banane non comestible. Banane de Chine, ou banane-pomme: variété naine. Banane-pouengo : banane à cuire. Pouengo ou poingot est un mot paci.
Bancoule :n.f. voir Noix de Bancoule.
Bancoulier :n.m. Grand arbre de forêt dont le bois blanc peut servir en coffrerie. Aleurites spp.Voir aussi à Noix de Bancoule, Ver de Bancoule.
Banian :n.m. Origine du mot: de l'hindoustani "banyan" = marchand. Le banian était d'abord appelé "arbre des banyans" .Nom donné à plusieurs grands arbres à racines adventives aériennes, de la famille des Ficus telle. Ficus elastica ou "caoutchouc", bien connu comme plante d'appartement en Europe. On distingue ici les banians blancs et les banians rouges. On appelle "banian étrangleur" le jeune banian dont les racines commencent à étouffer l'arbres-support sur lequel sa graine a commencé à se développer, à partir d'une fiente d'oiseau. Avec l'écorce des racines on fabrique le balassor. . La sève du banian sert à la réalisation de balles de cricket. .
Baraques :n.f.p. (aller aux) - expression usuelle autrefois pour : aller à la fête foraine, par extension des baraques foraines (stands de jeux, d'attractions, de manèges). - on dit aussi "jouer aux baraques".
Barbadine :n.f. Gros fruit très pulpeux dont on consomme les graines et le jus très par fumé surout dans les salades de fruits. Les fleurs de cette passiflore ( Passiflora quadrangularis ) doivent être fécondées à la main, ce qui' s’appelle « marier » les fleurs de barbadine.
Barbarie :n.m. On appelle souvent "barbarie" le figuier de barbarie, cactus à palettes et longues épines. OpunUaficus.
Barbillon :n.m. Nom donné à toute une famille de petits poissons, également appelés barbets, qui portent des barbillons, filaments charnus, de chaque côté de la bouche. Parupeneus spp.On appelle. aussi barbillon un' gros poisson rougeâtre. Symphorus nematophorus qui porte un long filament dorsal lorsqu'il est jeune. Souvent toxique adulte.
Barre :n.f. du gaulois Sans doute parce qu'une barre est un long morceau de bois ou de métal, "barre" est utilisé comme superlatif absolu pour désigner un objet ou une personne de taille exceptionnelle.
Barre du cou :n.f. Point sensible quelque part du côté de la nuque...Mais c'est aussi un point cible privilégié pour les chasseurs particulièrement adroits, ou exigeants, ou économes. La balle mortelle doit frapper la proie (cochon sauvage ou cerf ) dans le collier. Toute la viande consommable est alors intacte, la bête est morte sur le coup...
Barre du cou :n.f. Point sensible quelque part du côté de la nuque...Mais c'est aussi un point cible privilégié pour les chasseurs particulièrement adroits, ou exigeants, ou économes. La balle mortelle doit frapper la proie (cochon sauvage ou cerf ) dans le collier. Toute la viande consommable est alors intacte, la bête est morte sur le coup...
Barre-à-mine :n.f. Longue pièce de métal à l'extrémité pointue, destinée, dans l'exploitation minière, à détacher du sol les blocs de minerai ou de houille. En Nouvelle-Calédonie; instrument que les, broussards utilisent par le bout plat pour effectuer Prononcé (et parfois écrit) baramine.
Barrer :V. intransitif ou transitif indirect.Alors que la langue populaire française dit "se barrer" pour s'en aller, on dit ici barrer, ou barrer à …1) "J' suis maré', je vais barrer"2) "Hé mam. j'barre à l'école"Barrer en couille signifie en Nouvelle-Calédonie se dégrader."T'as vu l'vieux', il barre en couille." Barrer en douille sera d’usage dans la Brousse en folie. Depuis, l’expression est entrée dans le vocabulaire. Voir aussi à brèdes.
Barrière :n.f. Assemblage de pièces de bois ou de métal formant clôture. Les poteaux ou piquets de barrière calédoniens sont reliés par des fils barbelés "cramponnés" ( voir crampon ). Les piquets en gaïac'" en alignement continu et Qndulant tout au long des routes dans la savane assurent la séparation des runs *', paddocks "', ou propriétés. " La reconnaissance officielle Mais une autre "barrière" est importante en Nouvelle-Calédonie : c'est le récif barrière ou barrière de corail qui ferme le lagon.de ces barrières se concrétise par un texte fixant le nombre de fils barbelés exigés par la sécurité lies automobilistes, et la distance entre la barrière et l'axe de la voie selon la nature de cette voie.
Basilic :(sauvage ou faux basilic) n.m. Herbe haute introduite de la Réunion pour les qualités aromatiques de ses feuilles dont le parfum rappelle le basilic d'Europe (Ocimum basilicum), le basilic commun en Nouvelle-Calédonie ( Ocimum gratissimum ) a envahi une bonne partie des' pâturages de la Cote Ouest où il pousse en touffes hautes.
Bastringue :n.f. Du titre d'un air de musique en vogue en 1794. Si en argot métropolitain, le bastringue désigne un lieu où le bruit accompagne un certain désordre moral, en Nouvelle-Calédonie. C'est le bruit seul qui est évoqué, même s'il est désordonné. Une bastringue est en effet une vieille voiture bruyante.
Bateau :( Aller au ) - expression usuelle au temps où le bateau était le principal sinon le seul moyen de communication et de transport collectif en Nouvelle Calédonie ( tour de Côtes) ; l'arrivée du bateau était chaque fois un évènement pour le centre ; tous "allaient au bateau"; Cet évènement est encore sensible dans les îles avec la venue des caboteurs:nombreux sont ceux qui viennent assister au spectacle que constitue son arrivée ou son départ.
Bâton de poulailler :n.m. Au sens propre c'est un morceau de bois, d'environ 3 cm de diamètre fixé dans un poulailler pour servir de perchoir aux volailles, souvent en "mimosa" .Mais au sens figuré c'est ( par analogie avec un bâton dei poulailler usagé donc très sale) quelqu'un au caractère si difficile qu'on ne sait jamais comment l'aborder.
Bâton de sorcier :n.m. voir Cordyline.
Battoir de danse :n.m. Paquet de feuilles traditionnellement enveloppées dans de l'écorce de bourao, parfois dans des feuilles de pandanus ou de cocotier, mais plus souvent maintenant dans des sacs de papier ou de plastique, et sur lequel on frappe de la paume de la main, en guise d'instrument de percussion. Utilisé pour l'accompagnement musical et choral des danses mélanésiennes. Le battoir se présente généralement comme un disque d'une vingtaine de centimètres de diamètre et de quelques centimètres d'épaisseur.
Baume :n.m. Herbe à fleurs bleues, très envahissante dans les cultures. Ageratum conyzoides; Son nom vient de son utilisation dans le pansement des entorses et des contusions, pour résorber les hématomes.
Bayou :nI Du javanais Mback Ayu. Nom donné aux femmes indonésiennes qui travaillaient sous contrat en Nouvelle-Calédonie. Bayou signifie textuellement: sœur. Beaucoup adv. Les Calédoniens parlent souvent par antiphrase (oui = non, ben voyons, etc... ) et une des manifestations de cette habitude est l'utilisation de "beaucoup" pour dire non ( surtout chez les jeunes)."Il fait beau, hein, ce matin!" "Oui, beaucoup
Bec bleu :n.m. voir Bengali.
Bec de perroquet :n.m.1) Musacée ornementale Helicone bihai, dont la fleur ressemble à un très gros épi de couleur rouge .bordé de jaune.2) Orchidée introduite, Iperanthus gigas.
Bec d'oiseau :n.m. Musacée.ornementale. Helicone caribbea dont la fleur ressemble au casse-tête. bec d'oiseau, et les feuilles à celles du bananier. Taille environ 1,50 à 2 m.
Bec rouge :n.m. voir Bengali.
Bec-de-cane :n.m. Un des poissons les plus pêchés et les plus appréciés. Il est ainsi appelé à cause de la forme de son museau. Famille deslethrinidés : Lethnirinus nebulosus. Un poisson très voisin Lethrinus miniatus a une gueule qui ressemble davantage à un bec de canard. On l'appelle "bec de cane malabar".
Bêche-de-mer :nI voir Biche-de-mer.
Béclou :n.m. Sans doute déformation de
Bécune :n.f. (origine inconnue). Nom calédonien du barracouda (Sphyraena spp), poisson chasseur qui ressemble au brochet. Souvent gratteux.
Bélé :n.m, voir Billy-can.
Bélé à ignames :n.m. voir caisse à ignames.
Belet :n. m, voir Billy-can.
Bélicou :n.m. Oiseau mythique, alimentant les histoires de chasseurs et dont la dissymétrie l'apparente fort au "dahu" de France. Il se chasse de nuit, à flanc de colline, avec une paire de claquettes. et un sac-à-maïs. Les histoires grivoises parlant au contraire d'un autre bélicou, symétrique celui-là, au point d'avoir l'œil au bout du bec.
Ben (là) j'sais pas! :(hein) Exclamation très fréquente pour exprimer le doute ou l'incrédulité (avec une nuance d'ironie).se: prononce "Ben ché pas hein". ronie renforcée par "là" et "hein" qui permet de faire traîner l'émission.
Bergeronnette :n.f. voir Mac-mac.
Bétail :1) En France: nom colIectif des animaux de pâturage dans une ferme ( chevaux, ânes, mulets, bœufs, moutons, chèvres, et porcs). 2) En Nouvelle-calédonie : nom colIectif des bovidés. Ce nom intervient dans de multiples expressions typiquement calédoniennes, car l'élevage extensif tient une place capitale dans la vie des colons' et dans celle des Mélanésiens. a) Le bétail est le centre même de la vie des-colons. b) Pour le Mélanésien le bétail est le symbole d'une usurpation. Faire du bétail : constituer un troupeau et l'entretenir. Travailler le bétail : accomplir l'ensemble Rallier le bétail : rassembler le bétail à partir de différents points de stationnement. Ramener le bétail: même sens. Dresser le bétail: apprivoiser et dompter \ les animaux laissés en liberté et devenus farouches. Adoucir le.bétail: rendre plus doux les animaux que leur liberté a rendus tout à fait sauvages. Charger le bétail: attaquer avec impétuosité le bétail pour le calmer lorsqu'il rue. ( Il y a lieu de remarquer que le même verbe est employé lorsque c'est le bétail qui attaque. Rabattre le bétail: rassembler le bétail pour le faire entrer dans la coulisse' conduisant au paddock. Marquer le bétail : imprimer au fer rouge sur le corps des animaux la marque du propriétaire. Castrer le, bétail: expression dont le sens est évident et l'emploi fréquent. Baigner le bétail: dans le vocabulaire de l'élevage extensif, méritait d'être souligné ( V. piscine) Fouiller le bétail: V. fouiller. Dépouillerle bétail: arracher, enlever la peau des animaux après l'abattage. Tête de bétail: animal appartenant à un troupeau. La tête de bétail est une unité de valeur capitale, car le nombre des têtes de bétail possédées symbolise la richesse du colon' et donne lieu à des comparaisons. Le bétail doux, le bétail sauvage: expressions fréquentes, dont le sens est évident. Le bétail coquin: expression désignant un bétail particulièrement rétif. Le bétail emparagé : expression désignant un bétail à moitié sauvage ayant constitué en un point de la brousse', son "parage", c'est-à-dire son lieu de stationnement, son habitat. Le bétail gras: le bétail prêt pour la boucherie. Le bétail dépaysé: le bétail qu'on a changé de paddock . Le bétail mixte: bétail constitué d'animaux d'origines différentes. Les peaux de bétail: les peaux des animaux abattus et dépouillés constituent un matériau diversement employé. "Nous habitions une maison avec une porte en peau de bétail". 3) En Nouvelle Calédonie le nom bétail est également employé pour désigner chaque animal pris individuellement. "Au tournant de la route je me suis retrouvé nez à nez avec un bétail ( ou "une tête de bétail" ). 4) Des sens 2) et 3) découle en Nouvell,e Calédonie un quatrième emploi du nom bétail pour désigner de façon péj6rativ(t une collectivité ou un individu sans éducation. Foncer comme un bétail: expression qui indique une détermination aveugle tant au propre qu’au figuré.
Bête jaune :n.f. voir Coccinelle.
Bétonneuse :n.f. Souvent utilisé pour dire bétonnière.
Beuquer :. voir Buker.
Bibiche :n.m. Lance-pierre constitué d'une fourche (de goyavier de préférence), de deux bandes de caoutchouc découpées dans une chambre à air et d'une basane dans laquelle on pince le projectile. L'utilisateur de bibiche attache un soin tout particulier au choix du projectile qui varie suivant l'utilisation. C'est une arme redoutable pour dégomater'" les oiseaux ou pour jouer à la guerre.
Biche de mer :n.f. Nom donné ( par déformation du français bêche de mer, lui-même peut-être déformation de bûche de mer) à toutes les espèces d'holothuries marines. Certaines des nombreuses espèces du lagon étaient autrefois pêchées, puis, après éviscération et séchage à la fumée, on exportait vers les pays asiatiques le "trépang", réputé aphrodisiaque.Les biches de mer sont des echinodermes ( comme les oursins et les étoiles de mer) ayant la forme d'un gros boudin. On ne dit jamais concombre de mer. Voir aussi bichlamar.
Bichelamar :n.m. (ou Beche-la-mar, ou bichlamar ). Déformation du mot biche de mer. Les premiers marins qui visitèrent régulièrement le Pacifique y venaient pour commercer, notamment pour s'y procurer le trépang (ou biche de mer), objet d'un commerce florissant à destination des pays asiatiques. L'expression bichelamar est devenue symbolique de toute transaction commerciale, puis ( et c'est son sens actuel ) a fini par désigner la langue ( à base surtout d'anglais simplifié et déformé, à la grammaire sommaire ) qui permit aux premiers colonisateur missionnaires, ou marchands de communiquer avec les habitants de toute la Mélanésie ( Nouvelle Guinée, Nouvelles Hébrides, Salomons, Bismarck, Nouvelle-Calédonie ). Est devenue la langue officielle dans certains de ces pays ( comme en Papouasie,au Vanuatu .., ). II est à noter que les anglophones du Pacifique Sud n'utilisent pas le mot bichelamar mais le mot pidgin ( qui serait dérivé de l'anglais "business" = commerce, affaires).
Bichottes :n.f. ( Plus souvent utilisé au pluriel ). Apparu récemment, ce mot est un condensé f plus élégant d'ailleurs ) du nom composé bille-chiotte lui-même dérivé, en argot scolaire, de bille-caca.
Bille Belle :n.f. Par opposition à bille caca " désigne une bille en verre coloré ou en marbre ... utilisée par les enfants dans certains jeux.
Bille Caca :n.f. La bille caca est en terre cuite. L'adjectif caca vient peut-être de la couleur ocre ou marron foncé qui rappelle celle d’excréments.
Billes :n.f. Les principaux jeux de billes des enfants calédoniens sont : la raie, le rond-la-trime, la poursuite, etc. Les différentes façons de lancer une bille sont appelées, de façon évocatrice : à la roulette, à la tapette, au doigt, à la canaque. Au jeu de la raie, il vaut mieux jouer le dernier car si on touche une bille déjà en place, on la ramasse. Pour inviter un camarade à jouer on lui propose donc : ''dernier à la raie !".
Billon d'ignames :n.m. Le mot billon désigne en agriculture : 1) la crête de terre formée par la charrue entre deux sillons. 2) dans l'expression I4billon d'ados" le résultat, sous forme de légère boursouflure du terrain, obtenu par un labour où le premier sillon est tracé au centre du terrain et où l'on travaille alternativement de chaque côté, ravalement la terre vers le centre. (Technique utilisée dans les zones très plates et humides pour assurer un drainage simple des eaux de ruissellement). En Nouvelle-Calédonie on appelle "billon" les monticules de 1 m de haut environ constitués de terre fine et légère qui permettront un drainage efficace du sol autour du plan d'igname. Le "billon" peut être allongé ou rond en plaine, mais il est souvent en forme de croissant sur les flancs de colline ou en montagne pour accélérer l'écoulement de l'eau.
Billy-can :n.m. Mot d'origine australienne désignant un petit récipient cylindrique en métal ou en métal émaillé muni d'un couvercle rentrant et d'une anse de fil métallique rond. Utilisé pour la cuisine en plein air (pour faire bouillir de l'eau surtout}. Localement le "bêlé" sert à entreposer ou transporter des denrées fragiles ou périssables : huile, graisse, farine, sucre, etc. Tombé en désuétude (avènement du plastique ?).
Binette du colon :n.f. Par dérision sans doute (car l'utilisation n'en est pas aussi intensive qu'on le dit) c'est ainsi que l'on a baptisé la chaise longue, qui accueille le colon, sous la véranda ou à l'ombre du manguier, pour une sieste méritée aux heures chaudes de la journée.
Biolien :n.m. voir Bois tabou.
Biquette :n.f. Couramment utilisé pour Chèvre.
Blady :ad). (Orthographe non fixée). Prononciation locale de l'anglais bloody. Très lié à la présence anglo-saxonne ce mot est encore souvent utilisé, surtout par les "broussards" en remplacement de "cochonneries de, saletés de ..." dans des expressions comme : « Ca poussait bien, mais ces blady chenilles sont arrivées ! »
Blan-blan :n.m. voir Balabio
Blanc :n.m. En Nouvelle-Calédonie, désigne les personnes d'origine européenne, maïs ne traduit pas obligatoirement la pureté ethnique puisque de nombreux métis se considèrent comme "blanc" et sont reconnus comme tels, socialement. L expression "faire du blanc" est apparue à plusieurs reprises dans l'histoire calédonienne. Elle traduisait une volonté politique "Faire le blanc" : attitude prêtée a certains autochtones qui copient les manières ou m et tirs des Européens. "Petit blanc : terme désignant en brousse des Européens pauvres, ayant une vie fruste et des activités marginales. Le terme est usité aussi à nid'installation d'Européens par migrations organisées^ notamment lors de la colonisation Feillet (1893-1904) et du boom du nickel de 1965 à 1973.
Blanc :n.m. Nom donné à plusieurs espèces de petits poissons argentés qui se prennent facilement à la senne en même temps que les baleiniers" et les balabios.
Blequer :V. voir Sequer.
Bleu :adj. 1) Adjectif employé en Nouvelle-Calédonie pour désigner la couleur résultant d'un grand amas de personnes, d'animaux ou d'objets. Alors qu'on dirait en France : "la place était noire de monde" on dira en Nouvelle-Calédonie quelle était "bleue de mecs". "C'est bleu de picots' dans le coin" 2} Adjectif employé pour désigner une personne en proie à la peur. "Elle a vu un requin, elle était bleue". 3) Adjectif employé pour désigner une personne à la dernière extrémité. "
Bloc :voir A bloc.
Bois :n.m. On dit "un bois" pour un morceau de bois.
Bois aspirine :n.m. voir Pommaderfs.
Bois bleu :n.m. Arbre dont Je bois, qui bleuit en vieillissant, était utilisé pour tailler les pirogues. Appelé aussi ''bois-pirogues', Hernandia cordigera. Le bois bleu est utilisé comme piège à insectes dans tes jardins. Il attire en effet les chrysomèles, petits coléoptères très colorés ressemblant aux coccinelles.
Bois d'absinthe :n m. Grand arbre de forêt dont l'intérieur de l’écorce sent l’anis, Canariellum oleiferum. Diverses lauracées sont aussi appelées "bois-absinthe".
Bois de citronnelle :n.m. Arbre aussi faux-santal à cause de l'odeur aromatique de son bois. Myoporum tenuifolium.
Bois de fer :n.m. Arbre au bois très dense, appelé aussi "filao" et qui n'a rien de commun avec le "bois de fer' au sens du Larousse. Les bois de fer calédoniens sont tous de la famille des Casuarina et les différentes espèces s'appellent : bois de fer argenté (ou du bord de mer], bois de fer de montagne bois de fer de rivière, bois de fer de terrain minier, bols de fer bleu, etc.
Bois de rosé :n.m. Petit arbre dont le bois a une odeur de rosé poivrée. Appelé aussi faux-bois-de-rose' Thespesia populneo.
Bois noir :n.m. (pays tropicaux francophones] . Arbre introduit de la Réunion pour servir d'ombrage aux caféiers ou comme décoration. Les inflorescences jaunes ont une odeur caractéristique de l'été calédonien. Certaines personnes sont allergiques à leur pollen (rhumes des bois noirs en octobre- novembre). Son bois coupé devient de plus en plus sombre avec le temps d'où son nom. Albizzia lobbok.
Bois noir de Tahiti :n.m. Déformation de "bois noir de Haïti" - Arbre introduit qui ressemble au bois noirh mais dont les fleurs sont rosées. Samanea saman.
Bois Pernod :n.m. Arbre dont l'écorce a une odeur d'anis. Nemuaron spp.
Bois pétrole :n.m. On appelle surtout ainsi le Bois-Tabou '. Toutefois on l'entend encore quelquefois pour désigner un petit arbre de la plaine des Lacs (Neocallitropsis aroucarioi-deo) dont le bois très lourd contient une huile essentielle très aromatique (espèce en danger, protégée)
Bois-barre-à-mlne :n.m. Arbre au bois très peu flexible, d'où son nom. Il est appelé aussi "faux"-chêne". Syzvgium wagapense.
Bois-bouchon de forêt :n m. Arbre de taille moyenne appelé aussi ''palissandre'. Podocarpus comptoni.
bois-carotte :n.m. Arbre dont le tronc et graines ont une forte odeur de carotte. Appelé aussi "lralia "' ou "carottier". Myodocarpus sp.
Bois-pirogne :n.m, voir Bois bleu.
Bois-tabou :n.m. Arbre à tronc court dont le bois est utilisé pour faire des flèches de case ou les petites sculptures appelées "tabous". II est appelé aussi "bois-pétrole1*, à cause de sa facilité à brûler, même fraîchement coupé. Son nom « biouen » est souvent utilisé. Fagraea schlechteri.
Boîte à courrier :n.f. Sur le trajet du car postal (subventionné) sillonnant la brousse calédonienne, s'est instauré un esprit de solidarité entre chauffeur de car (agent des PTT) et destinataire du courrier. Le chauffeur n'a pas à descendre de son véhicule pour déposer lettres, revues et paquets ou même le pain et la viande. Le destinataire a en effet placé sur un poteau un fût ou une Plus ou moins artistiquement décoré "ce réceptacle" est aujourd'hui un support idéal pour les passionnés de la bombe de peinture.touque où il a confectionné une niche à courrier. Pour compléter son œuvre ou faciliter encore la tâche du chauffeur, il peut aussi adjoindre à la boite une tige en bois terminée en pince qui retient les lettres. Mais alors gare à la pluie.
Bols-bouchon :n.m. Arbustes de la plaine des Lacs, poussant sur les berges des rivières. Podocarpus palustris et Decussocarpus minor.
Bon :adj. Très curieuse cette manière d'aborder un ami le matin en lui demandant "ll est bon ?". C'est pourtant Tune des formes les plus employées en Nouvelle-Calédonie pour vous demander si ça va. Souvent renforcé par "ou quoi". "Salut, mec. il est bon ou quoi".
Bon :(c'est bon si). Cette expression est l'un des rares euphémismes de la langue calédonienne. II ne s'agit en effet pas d'un conseil amical mais pratiquement d'un ordre définitif. "C'est bon si tu arrêtes la radio !".
Bon à peau :Expression qui signifie "Bon à rien". Conservée dans le langage populaire calédonien, elle a pour origine le bagne : les forçats utilisaient en effet pour dire "non rien" le mot "peau" par ellipse de formules plus complètes désignant des intimités masculines à ne pas dilapider (G.-Esnault : Dict. des argots, Larousse). "Pour la peau" était aussi l'équivalent de "en pure perte" et "je n'y comprends que peau" de "je n'y comprends rien".
Bonne écaille :n.f. Surnom de la seule tortue dont l'écaillé puisse être utilisée en bijouterie, Erethmochelys imbricata.
Boom :n.m. d'origine anglaise : croissance rapide (ici de la vente du nickel). Epoque quasi mythologique durant laquelle l'argent coulait à flots, les projets divers fleurissaient, les reconversions professionnelles étaient aussi nombreuses que surprenantes et les ambitions illimitées. Le "Boom" que Ton mentionne le plus souvent est celui des années 1970 duquel ne subsistent plus guère que certains projets industriels qui sont Artésiennes de la Nouvelle-Calédonie.
Boquer :v. voir Buker.
Bosse :n.f- Désigne une colline ou une butte. On dit souvent monter la bosse ou descendre la bosse.
Bossu :n.m. Nom de certains poissons proches des becs de cane " (Lethrinus spp) et de certains autres proches des brèmes([Gymno-cranius). La plupart ont une chair estimée. On distingue : le bossu rond, le bossu doré, le bossu d'herbe, le bossu puant, le bossu de passe, trois sortes de bossus blancs (grosse race, à points noirs, à nageoires rosés).
Bouc :n.m. Le bouc étant un animal considéré comme fier et fort, on utilise le mot "bouc" pour manifester son admiration vis à vis de quelqu'un.
Boucan :n.m. Terme d origine amérindienne (langue tupi des côtes d'Amérique du Sud -Caraïbes). Désignait à l'origine la viande fumée (par les boucaniers). Prend ensuite dans le parler créole le sens de poison (d'où le terme emboucaner"). Arrive en Nouvelle-Calédonie avec la colonisation et va désigner certaines pratiques autochtones d'ensorcellement ou d’empoisonnement. Désigne également le paquet magique ou l'herbe ou la réparation qui porte la magie à proximité de victime choisie.
Bougaiviller :n.m, (du navigateur Bougainville) –Nom calédonien de la Bougainvillée, arbuste ornemental grimpant et épineux aux inflorescences très vivement colorées Bougctinvillea spectobiiis
Bougna :n.m. C'est le plat traditionnel de Nouvelle-Calédonie par excellence, C'est une sorte de ragoût aux innombrables variantes selon les possibilités d'approvisionnement ou les goûts, mais la trame reste la même : dans une enveloppe de feuilles de bananier on dispose des légumes (taros', ignames*, etc) et des viandes (poulets, poissons, ou crabes, ou langouste, etc) arrosés de lait de coco '. Le paquet ainsi constitué est fermé hermétiquement par une demi-palme de cocotier ou une liane", puis mis à cuire au four' canaque. Le bougna est réellement le plat des grandes occasions et suppose un travail important de préparation. Etre invité à un bougna est un témoignage d'amitié à ne pas méconnaître. Toutefois, sous la pression des nécessités du monde moderne certaines associations procèdent parfois à des ventes de bougnas pour alimenter leurs caisses. En ville il est souvent difficile de faire un vrai bougna au four canaque. On peut alors remplacer remballage de feuilles de bananier et cocotier par une marmite" que l’on place dans le four de la cuisinière. Le goût est légèrement différent mais peut être amélioré en plaçant dans la marmite des feuilles de brède morelle ou de laiteron. Certains, au contraire, le font cuire à l'eau dans son enveloppe de feuilles de bananier, dans une marmite, sur la cuisinière. Dans les deux cas c'est "un bougna marmite".
BouiIlote :n,f. Souvent improprement utilisé pour bouilloire.
Bouilli :n.m, voir Pot au feu. Bouillon de brèdes n.m. voir Brèdes.
Boulette :n.f. Le petit Larousse donne deux sens :a) petite boule de pain, de papier, de chair hachée, etc.b) figuré et familier ; bévue.En Nouvelle-Calédonie, le mot boulette est utilisé bien sûr au sens premier mais le sens s'en est étendu jusqu à engl
Boulouk :n.m. Il vient du bichelamar : bou-louk qui est la déformation du mot anglais bullock et qui veut dire bœuf.Désigne un homme fort, costaud ou corpulent.
Bourao :n.m. du tahitien purau 1) Arbre du bord de mer au bois très léger. L'écorce (peau de bourao) avait autrefois de multiples usages (couvertures, fibres, filets, etc ...) Hibiscus tiliaceus. Voir aussi à Chenilles de Bourao.
Bourbon :n m. Bourbonnais adj. L'ancien nom de l'Ile de la Réunion était jusqu en 1793 Ile Bourbon. On retrouve ce nom dans nombre de noms de plantes qui ont été introduites en Nouvelle-Calédonie, (café bourbon, taro bourbon, etc). On appelle encore Bourbonnais les descendants des Réunionnais qui figurèrent parmi les premiers colons* a s'installer en Nouvelle-Calédonie. On leur doit l'introduction de nombreuses plantes (manioc, certains bananiers, beaucoup d'arbres fruitiers et les flamboyants!. Certains étaient venus accompagnés de leurs employés malabars' pour tenter la culture de la canne à sucre.
Bourrer :v. Expression argotique correspondant à l'argot français "baiser" pour ''faire l'amour".
Bourreur :, euse n. Celui (celle) qui bourre.
Bourreur de poules. :V. Emmerdeur
Bout :Locution en bout (se dit en boute) Vient du terme de marine, qui veut dire l'avant ou la proue d'un navire. Avoir le vent de bout se dit quand le vent vient du côté de l'avant. Par déformation "en bout" veut dire de face ou de plein fouet. 1) Se disant d'une voiture accidentée par devant : "Celle-là, elle s*est fait cueillir en bout". D'un gars qui a un œil poché : "Celui-là. il a pris un canon en bout !'.
Bouteille carrée :n.f. La bouteille de whisky
Brèdes :n.f. (Antilles, Réunion) 1) Préparation culinaire faite à partir de feuilles cuites en épinards : bouffer des brèdes,2) Nom de deux plantes qui se mangent en bredes : brèdes morelles, Sofoniutn nigrum, rierbe à petites baies rondes et violettes comestibles, et à feuilles amëres.- brèdes pariétaires. Amaranthus spp : appelées aussi "épinards du pays". 3)"Tomber en bouillon de brèdes" : expression plus polie mais équivalant à "barrer" , en "couilles" qui pourrait se traduire en français par "tomber en quenouille ' ou "tourner en eau de boudin'.
Brème :n.f. Peut-être parce que, comme les brèmes d'Europe, ils sont assez minces et argentés, on appelle ainsi plusieurs poissons ; la brème aux gros yeux : Monotaxis grandoculis - la brème bleue : Ancathopagrus berda la brème noire : Taractichtys longipinnis. Le plus connu est sans doute la brème bleue qui se prend assez couramment à Sa ligne le long des rivages rocheux ou en estuaire et qui offre une belle défense. Tout en ayant une chair excellente, le plus gros
Brosse à bouteilles :n.f. voir Brosse à dents
Brosse-à-dents :n.f. Buisson des terrains miniers, appelé aussi "brosse-à-bouteilles" à cause de la forme des fleurs (jaunes ou rouges). Greviliea spp.
Broussard :n.m. Celui qui vit dans la brousse .En Nouvelle-Calédonie, le mot désigne Celui qui vit en dehors de Nouméa.2) Celui qui a des qualités de rudesse et un caractère entier "T'es un vrai broussard".3) Au pluriel, la collectivité des gens vivant en dehors de Nouméa ; dans ce sens le mot est historiquement lié aux événements du ralliement'."Les broussards sont descendus sur Nouméa".
Brousse :n.f. (provençal brousso). 1) Région, étendue couverte de broussailles. 2) Spécialement dans le langage colonial : région éloignée des centres urbains et plus ou moins inculte. 3) Dans le langage des géographes : type de végétation arbustive dégradée des pays tropicaux. En Nouvelle-Calédonie, le mot (employé dès 1871 par Jules Garnier et en 1878 par Rivière) paraît avoir subi l'influence de l'anglais bush dans bushmen, hommes de la brousse (cf Nouveau Dictionnaire Etymologique et Historique d'Albert Damât, Jean Dubois et Henri Mitterand, 1971 Larousse éditeur), Ii y a dans le Territoire les différentes acceptions suivantes : 1) Par opposition à Nouméa, tout le reste de la Grande Terre ; "Je vais en brousse" -"Nouméa, h brousse et les îles". Sont à rattacher à cette acception particulière les deux expressions typiques : "Je monte' en brousse - je descends à Nouméa". 2) Au singulier ou au pluriel, synonyme de broussailles élément contre lequel le colon doit lutter. "fallait attaquer la brousse" "Des paquets de grosses brousses" "J'ai acheté des parcelles de brousse". - Tomber en brousse : "Une caféerie qui retombe en broussaille". 3) Le mot brousse entre dans un certain nombre d'expressions avec des nuances variées : - feux de brousse - Centre de brousse : toute agglomération à l'exclusion de Nouméa (1898) - Hôtel de brousse ; hôtel caractérisé par son installation rudimentaire - Curé de brousse : curé caractérisé par son isolement "Teppaz, avec sa soutane, on croirait un cure de brousse", - Ecole de brousse : école caractérisée par son installation rudimentaire et son isolement 'les écoles de brousse, il n'y a pas longtemps encore, c'était des torchis', - bal de brousse : bal populaire qui se déroule habituellement en salle dans l'Intérieur, "En brousse, il y avait un bal par semaine, on y trouvait de belles gamines'". - Un store" de brousse : magasin où Ton trouve un peu de tout. 4) La brousse peut aussi avoir la signification d'un refuge : "On va se planquer en brousse". 5) Utilisé au pluriel, sans précision supplémentaire, peut indiquer les broussailles où l'on se cache. "Les gendarmes l'ont perdu de vue dans les brousses". ou bien où Ion s'isole : 'T'es pressé ? Tas qu'à aller faire ça dans les brousses '
Brûlis :n.m. (brûler au XIVe siècle). Portion de forêt, de savane ou de champ incendié volontairement pour en améliorer le sol et y pratiquer une culture temporaire. Surtout employé par les Mélanésiens. Encore en usage en France avec son synonyme "'essartage', le mot est très fréquemment employé en Nouvelle-Calédonie où, par extension, il désigne aussi l'action même de mettre le feu aux broussailles pour préparer le terrain."On a fait tes brûlis avant la plantation des ignames".
Bruyère :n.f. (ori. française) Petite myrtacée Baekea ericoides poussant dans le maquis . Le collet des gros pieds de bruyère s'utilisait autrefois pour faire des pipes. On l'appelle aussi, plus justement mais moins couramment fausse-bruyère.
Bucker :n. voir Buker.
Buffalo :n.m. Herbe introduite par Fallu de la Barrière pour améliorer les pâturages Stenotophrum dimidiatum. Son nom vient de "Buffalo grass" mot australien qui tire son origine de Buffalo Creek (Nouvelle-Galles du Sud], La quasi totalité des pelouses calédoniennes est faite de buffalo. Noter que Ton n'utilise pas le terme de buffalo pour désigner un bœuf.
Buker :ou Bucker ou Beuquer ou encore Boquer (Transcriptions orthographiques locales assez variables). Néologisme calédonien sur le verbe anglais : llto buck" = arquer le dos - en parlant d'un taureau ou surtout d'un cheval - soit sous le coup d'une blessure accidentelle, soit pour désarçonner un cavalier. Par extension, au sens figuré se dit de quelqu'un qui réagit brusquement et violemment sous le coup d'un geste ou d'une parole blessante. Implique aussi l'idée de se débarrasser de quelque chose ou de quelqu'un de gênant.
Bulime :n.m. Gros gastéropode terrestre appelé aussi « escargot du pays », ou "escargot de l’île des Pins. Dix neuf espèces ont été recensées en Nouvelle-Calédonie, mais certaines ont aujourd'hui disparu.
Bull-dogging :n.m. Terme couramment employé en rodéo pour désigner la montée sur taureau. Mot d'origine anglo-saxonne. Bull désigne un taureau et dogging vient du verbe to dog qui veut dire cramponner.
Bulldozer :n m. anglo-américain de bull (taureau). Engin de terrassement très puissant constitué par un tracteur à chenilles muni d'une lame d'acier à l'avant et utilisé principalement pour le nivellement des terrains. Très répandu en Nouvelle-Calédonie, le bulldozer est un outil irremplaçable aussi bien sur la mine, dans les travaux publics- que sur les stations d’élevage. Les broussards ne disent plus bulldozer mais plus couramment "bull" ou encore D4, D6, D7, D8, D9, selon la puissance de l'engin ou encore "caterpillar" (assimilant la marque la plus répandue, à la fonction) ou encore chenillard pour petit bulldozer.
Bus :n.m. Transport collectif bon marché afin : omnibus). La prononciation anglaise "beusse") est encore vivace en Nouvelle-Calédonie. Le mot a désigné à l'origine les premiers transports urbains (V. Baby-car). Tous les bus étaient du même modèle (fourgonnette Renault à vitres latérales coulissantes) et uniformément peints en bleu. L'itinéraire urbain des bus était assez rarement défini de façon précise car il suivait plutôt les désirs de la majorité des passagers (on pouvait lire peint sur la carrosserie "Toutes directions'). Il y avait souvent - faute de réglementation -rivalité entre les "chauffeurs" quant à la rapidité des rotations. Les bus étaient souvent la propriété de ceux qui les conduisaient. Les bus qui assuraient les services" vers la brousse" se distinguaient par des appellations pittoresques ; "'L'Etoile de Koumac - L'Eclair de Ponérihouen - Stella Maris' etc ... On entend aujourd'hui chez les Calédoniens" (avec prononciation anglaise) ; "un arrêt de bus - un chauffeur de bus". NB : Certains bus qui assuraient le service vers la brousse étaient chargés de transporter le courrier des P & T, une inscription indiquait alors "courrier postal". Remarquons que le mot "bus" désigne actuellement : * 1) le véhicule de transport en commun 2) le service de transport à Nouméa et proche banlieue alors qu'en brousse le service est appelé le "car" "Hé ,' Qu'est-ce que tu fais ?" "Ben. je vais prendre le car de Nouméa !" 'Bon, ben salut ; le voilà ton bus". et que Ton connaît à Nouméa la "place des bus" et la "place des cars" !
Buse :n.f. Deux rapaces sont appelés "buse" : le busard australien Circus approx-mans et le balbuzard Pandion hahaetus meiviUensis, qu'on appelle "buse de mer" ou "aigle pêcheur à tête blanche".
Butor :n, m. Gros oiseau nocturne (Butourus poicephalus)
Ca roule ? :Le plus souvent renforcé par "ou quoi ?" est l'équivalent moderne de "ça va ?" "Alors,
Cab :n.m.Mot anglais venant du français "cabriolet" (voiture tirée par une chèvre, puis par un cheval).En Nouvelle-Calédonie, a longtemps désigné un véhicule de louage (le taxi-cab) d'abord hippomobile.Ensuite le terme a servi à désigner certaines voitures automobiles de louage. Le mot est tombé en désuétude.
Cache-papayes :n.m soutien-gorge voir Papaye
Caciou :n.mvoir Siffleur
Cadre local-métropolitain :n.m Le financement des services officiels sur le territoire provient soit du budget territorial, soit de l'intervention directe des ministères parisiens, ce qui entraîne l'existence de deux grandes catégories de fonctionnaires : - ceux qui sont recrutés localement sur budget territorial ou "cadre local11 (aussi appelé "cadre territorial*') inconnus des ministères ; - ceux qui sont des fonctionnaires expatriés ou "cadre métro (politain)" parmi lesquels certains se fixent matériellement sur le territoire et deviennent des "cadre métro résident" ils ne sont plus soumis à la règle des deux séjours au maximum mais perdent certains avantages). Des querelles corporatives opposent régulièrement les syndicats de ces divers cadres. Dans certaines grosses entreprises on retrouve la même distinction entre cadre local et cadre métropolitain. Pour compliquer les choses il existe par exemple des Mélanésiens qui ont été recrutés dans le cadre métropolitain et des "zozos"" qui ont opté pour le cadre territorial !
Cafard :n.m.1) Le mot cafard a le même sens qu'en français "cancrelat". On distingue les "gros
Café :n.mLes premiers essais de culture (Mission de là Conception) datent de 1856 et dès 1865 on en vendait sur le marché de Nouméa. Depuis la production a varié considérablement selon qu'elle était encouragée par l'Administration (colonisation Feillet, fin de la lere Guerre Mondiale, plan café Dijoud) ou qu'elle subissait les crises (1903 = mévente, 1911 = champignon parasite. 1948 = scolyte, années 1970 = manque de main d'œuvre pour cause de boom" du nickel"]. Les vieux se souviennent encore de leur café Leroy (ou café Bourbon) excellent mais remplacé d'abord par l'Arabica, puis (surtout sur la Côte Est) par le Robusta, introduit de Java pour résister à un champignon qui ravageait les plantations. Le café calédonien a toujours été d'excellente qualité et cette production était annoncée dans le guide de l’émigrant de 1897 comme pouvant être "le nickel de l'agriculture". Le drame est que le café demande un travail important à la récolte, ce qui a réduit la production. Les nouvelles techniques de culture de plein-soleil ( = café-soleil) semblent prometteuses. Voir à Touque et à Sac. Va griller ton café chez toi : Adaptation aux réalités locales de l'expression "occupe toi de tes oignons".
Caféerie ou Caférie :n.f. A figuré autrefois dans le dictionnaire Larousse d'où il a disparu
Cagou :n.m1) Oiseau particulier à la Nouvelle-Calédonie "Rhynochetus Jubatus" constituant une famille à part. Ne sachant plus voler, il a un plumage gris sauf celui des ailes, barré de brun, de noir et de blanc, un long bec puissant et des pattes fortes rouge-corail. Vit en couple ou par petits groupes. Le cri du cagou ressemble aux aboiements d'un jeune chien. La chasse, la capture et la détention du cagou sont réglementées. Son orthographe varie : cagou, kagou, kagu. Onomatopée de la langue mélanésienne de Dumbéa, Sous forme stylisée, le cagou, symbole de la Nouvelle-Calédonie figure sur nombre de blasons, enseignes, en-têtes de papier à lettre, etc. 2) Qualificatif à sens péjoratif à l'adresse d'une personne féminine relativement âgée.
Caillasse :n.f. A l'origine pierre de qualité inférieure. En Nouvelle-Calédonie la caillasse fait partie intégrante du folklore broussard : cette couche de schiste concassé ou de tout autre matériau recouvre la piste, avec tout ce que cela entraîne comme inconvénients : poussière, projections, inconfort, etc ... * Par extension : toute route non goudronnée. Remarquons que la caillasse cède rapidement du terrain devant le coaltar ou la soupe de corail. Une caillasse (des caillasses) c'est un caillou aux arêtes vives et qui est un obstacle ou un danger : "J'ai pris une caillasse dans Je pare brise", A aussi eu le sens d'argent, de paie : ''Aujourd'hui on touche h caillasse" mais ce sens est tombé en désuétude. Voir aussi A fond Loulou dans la caillasse.
Caillasser :verbe (de caillasse) En partant du sens propre ce verbe a pris de nombreuses
Caille (Etre sans) :Origine ; un caùm est une grosse bille (par apocope de biscaïen qui est un boulet
Caille du colon :n.f. Petit oiseau terrestre ressemblant à une caille, qui vit dans les herbes et lesfourrés. Turnix varia novaecaledoniae.
Caillou :n.rn. Pierre de petite dimension. Employé à l'exclusion de pierre, quelle que soit la dimension. 1) En Nouvelle-Calédonie, nom propre, m. désignant la Grande Terre" calédonienne, avec une nuance affective exprimant l'attachement pour son sol rude. Note : Selon Alain Laubreaux, le nom "le Caillou" aurait été donné au pays en raison du ''Rocher à la voile" où les parents et amis se réunissaient pour dire adieu à ceux qui prenaient le bateau pour quitter le pays. "Puisqu'il est né à Bordeaux, c'est pas un gars du Caillou" "Revenir ou Caillou" (expression fréquente dans là bouche des Calédoniens exilés) 2) En Nouvelle-Calédonie, le nom commun caillou est employé pour désigner une jeune fille bien faite. 3} Au pluriel, le mot "caillou" entre dans un grand nombre d'expressions calédoniennes d'origine tant mélanésienne qu'européenne. Dans la vie mélanésienne, il peut désigner des terres généralement incultes. "Qu'est-ce qu'on va faire dans notre creux de montagne ? Planter des taros d'eau entre les cailloux ?"Il peut désigner des pierres magiques, "Les cailloux tonnerre ' (pierres disposées de façon à faire venir le tonnerre! -Les Européens emploient ce pluriel dans des expressions ayant trait surtout à la mine. "Mon père savait flairer les cailloux" (Georges Baudoux, fils), "Nos vieux logeaient sous des feuilles de tôle dans les cailloux". "On allait au creek* chercher des crevettes dans les cailloux". Mais Caillou pris adverbialement a le sens de "rien" comme dans : "Et moi alors ? Caillou ?"
Caisse à ignames :-n.f- (ou bêlé à ignames) Expression imagée pour désigner le ventre. "Fin bon ton
Caisse à pétrole :n.f. voir Touque.
Caisse-à-eau :n.f. C'est une citerne en tôle galvanisée de forme variable, destinée à recueillir 1 eau de pluie qui ruisselle des toits par les gouttières. "Fut un temps, toutes les maisons avaient leurcaisse à-eau".
Caldoche :mot d'origine récente (vers 1981 dû à Mme J. Schmidt qui à l'occasion du débat sur les lois Billotte avait engagé dans les journaux locaux une polémique avec diverses personnalités. Elle avait choisi un pseudonyme en deux parties : CALD parce qu'elle se sentait profondément calédonienne, OCHE pour rappeler son enfance du quartier de la rue d'Ypres où elle se faisait traiter de "sale boche" par les parents de ses camarades de jeu en raison de ses origines familiales. Le propriétaire du journal D1TO (Gérald Rousseau) qui trouvait ce pseudonyme amusant le généralisa par la suite, mais Jacqueline Schmidt si elle reconnaît son enfant, avoue qu'elle ne le trouve pas très élégant. Ce terme désigne la population blanche ou d'origine européenne implantée en Nouvelle- Calédonie depuis une ou plusieurs générations. S'il a eu naguère une coloration parfois péjorative, il est aujourd'hui souvent revendiqué par ceux qui sont attachés à leur terroir et à leur culture. Le mot "caldoche" est entré au Petit Larousse en 1983 avec la définition : « n. familier. Blanc de Nouvelle-Calédonie ».
Calebasse :n.f, voir Gourde.
Calédonie :n.f. Tout le monde ici connaît l'origine du nom du pays. Mais, dans un pays où Ton a
Calédonien :n.mCe terme, qui désigne généralement l'habitant de Nouvelle-Calédonie, a subi une
Cal'en ace :n.mExpression utilisée par les enfants pour désigner les calots en acier fun calot est une
Calicot :n.m qui s'est d'abord écrit Callicoos, de Calicut ville de l'Inde où une étoffe de coton assez grossière était fabriquée. En Nouvelle-Calédonie : 1) le calicot a été une des premières marchandises vendues dans les stores1, "Les canaques' achetaient des pièces de calicot pour se faire des manous" ou des robes"'. "Ce terrain-la, les vieux l'ont donné pour une brassée de calicot". Sur une station" le calicot sert à la capture du bétail sauvage : les stockmen partent vers une vallée où Ton a repéré des têtes de bétail*, Avec le calicot (dont chacun porte un rouleau pouvant atteindre mille mètres) tendu à l'aide de piquets on installe un gigantesque entonnoir qui conduit à un carré" par une coulisse ". Les bêtes sauvages sont rabattues vers l'entonnoir, et ainsi prises au piège sont poussées vers le stockyard. Il faut parfois plusieurs étapes et la construction de plusieurs coulisses en calicot pour parvenir au terme du trajet. Dans ce procédé le calicot apparaît aux animaux comme une muraille infranchissable ce qui explique que malgré sa fragilité il main- tienne des taureaux robustes et nerveux, ï^ Le calicot aboutit toujours à un carré, c'est-à-dire un ou deux hectares clôturés avec du bois solide parce qu'il y a des taureaux sauvages. 2) "Chez Brun on avait déroulé 5 000 mètres de calicot." Cet usage spécifique du calicot est l'invention d'un Australien du nom de Grassey. Iî a créé le travail au calicot. Les éleveurs disaient ; "on fait les bêtes au calicot*'. NB : Le calicot concerne particulièrement le bétail sauvage, car le bétail doux gagne le paddock' sans difficultés. Calicot (attraper au). De même que le stockman attrape au calicot (c'est-à-dire en le trompant sur la solidité de la barrière) du bétail sauvage trè3 farouche, on entendra des jeunes gens dire qu'ils ont réussi à attraper une jeune fille au calicot, c'est-à-dire à force de promesses et de cajoleries.
Camarades :n.mpluriel. Appelés aussi : pois collants, amoureux, copains, collants, herbe d'amour
Cambran (ou Cambron) :n m du provençal Cambroun : petite chambre. Ce mot désignait au bagne le
Caméléon :n.mmot fronçais Ce nom parfois prononcé à tort camaléon, est utilisé improprement pour
Camp Est :n.mA de tout temps désigné la partie Est de Hle Nou. Ce qui fût à l'origine un "camp" (de
Campement :n.mLarousse indique :Lieu où l’on campe et au figuré "installation provisoire".
Canaque :